| Titre : |
Contribution à la systématique des Soléidés (poissons Téléostéens) d'Algérie : taxinomie numérique et génétique biochimique |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Alili, Djamal Eddine, Auteur ; Daniel, C., Directeur de thèse |
| Editeur : |
USTHB |
| Année de publication : |
1988 |
| Importance : |
206 p. |
| Format : |
30 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Index. décimale : |
597 Vertébrés à sang froid. Poissons |
| Résumé : |
Jusqu'en 1979 le catalogue des soles d'Algérie établi par Dieuzeide et Cu. (1955} d'après leurs observations et celles des quelques auteurs ayant travaillé dans le secteur: Guichenot U 850) et Kyleu 913) comportait les 10 espèces suivantes adoptées dans le C.L.O.F.N.A.M. (1973) :
Solea vulgaris Quensel, 1606.
Solea kleini (Risso) Bonaparte,1833.
Solea lascaris (Risso.1810) Bathysolea profundicola (Vaillant, 1888).
Buglossidium Luteun (Risso, 1810).
Dicologoglossa cuneata (de la pylaie) Moreau,188l).
Microchirus variegatus (Donovan ,1808).
Microchirus azevia (CAPELLO ,1867).
Microchirus ocellatus (Linnaeus,1758).
Monochirus hispidus (Rafinesque, l8l4).
Depuis, Grim et Marinaro (1979), puis, Grim (198l) ont ajouté une espèce supplémentaire Solea (Pegusa) nasuta (Pallas, 1811 . Enfin Alili et Marinaro (1986) ont signalé la présence de Solea senegalensis Kaup (l858) dans la région d'Annaba. Cette liste est probablement close puisque nos investigations et celles réalisées lors de la campagne de la Thalassa (Rapport I.S.T.P.M. ,1982) n'ont pas permis de l'allonger. Et le premier chapitre de notre étude précisera, pour chaque membre de cette famille, les caractères morphologiques les plus saillants et la répartition géographique.
Les dénominations génériques, retenues dans le C.L.O.F.N.A.M. , paraissent cependant discutables, puisque Torchio, signataire de l'article, reconnaît lui-même combien les distinctions entre les genres manquent encore de précision. En effet, la classification générique des soles a été diversement considérée selon les auteurs et, pour les espèces d'Algérie, le nombre de genres a varié de deux à neuf (Tableau 1). Ces divergences sont liées directement aux conceptions classiques des systématiciens, conceptions morphologiques, fondées sur le choix qualitatif de données, certains caractères étant privilégiés par rapport à d'autres afin de mettre au point une clef dichotomique de détermination.
Depuis, une vingtaine d'années cependant, les conceptions traditionnelles de la systématique ont beaucoup évolué à la suite de travaux mettant en jeu de nouvelles méthodes d'approche; la taxinomie numérique (Sokal et Sneanal,1963), la systématique phylogénétique (Hennig, 1966) , l'électrophorèse enzymatique (Lewonton et Hubby"1966) et le critère d'hybridabilité (Dubois,1985).
Dans beaucoup de familles de poissons des révisions de fond ont ainsi été entreprises. Citons, parmi les plus pénétrants, les travaux de Pichot et Pollard(1970) sur l'électrophorèse des protéines de Sparidés et Centracanthidés; Daget (1966)sur la taxinomie des Citharininés; Kusaki (1972) sur la biométrie des pièces osseuses du crâne de plusieurs espèces de poissons japonais ; Laliberte et al. (1979) sur les caryotypes des Mullidés; Autem et Bonhomme (1980) sur la génétique biochimique des Mugilidés.
Sur les soles, les études novatrices dont nous avons pris connaissance sont celles de Lush et al. (1969), Dando (197D et Cattaneo et al. (198l) qui se sont intéressés à une seule enzyme ou aux protéines totales; alors qu'à l'institut des sciences de l'évolution de Montpellier, Nicole Pasteur et ses collaborateurs ont révélé par des électrophorèses plus d'une vingtaine de gènes des protéines (Coucha et Pasteur, 1983; Quignard, Pasteur et Shehata,1984; Pasteur, Autem, Pichot et Coucha, 1985).
Si l'aide de cette dernière équipe nous a permis d'aborder le problème de la classification générique des soles d'Algérie(cf.3° partie), nous avons voulu compléter cette approche par quatre méthodes de la taxinomie numérique: la méthode des distances taxinorniques de Sokal et Sneath (1963), l'analyse factorielle des correspondances, l'analyse en composantes principales et la classification ascendante hiérarchique. |
Contribution à la systématique des Soléidés (poissons Téléostéens) d'Algérie : taxinomie numérique et génétique biochimique [texte imprimé] / Alili, Djamal Eddine, Auteur ; Daniel, C., Directeur de thèse . - USTHB, 1988 . - 206 p. ; 30 cm. Langues : Français ( fre)
| Index. décimale : |
597 Vertébrés à sang froid. Poissons |
| Résumé : |
Jusqu'en 1979 le catalogue des soles d'Algérie établi par Dieuzeide et Cu. (1955} d'après leurs observations et celles des quelques auteurs ayant travaillé dans le secteur: Guichenot U 850) et Kyleu 913) comportait les 10 espèces suivantes adoptées dans le C.L.O.F.N.A.M. (1973) :
Solea vulgaris Quensel, 1606.
Solea kleini (Risso) Bonaparte,1833.
Solea lascaris (Risso.1810) Bathysolea profundicola (Vaillant, 1888).
Buglossidium Luteun (Risso, 1810).
Dicologoglossa cuneata (de la pylaie) Moreau,188l).
Microchirus variegatus (Donovan ,1808).
Microchirus azevia (CAPELLO ,1867).
Microchirus ocellatus (Linnaeus,1758).
Monochirus hispidus (Rafinesque, l8l4).
Depuis, Grim et Marinaro (1979), puis, Grim (198l) ont ajouté une espèce supplémentaire Solea (Pegusa) nasuta (Pallas, 1811 . Enfin Alili et Marinaro (1986) ont signalé la présence de Solea senegalensis Kaup (l858) dans la région d'Annaba. Cette liste est probablement close puisque nos investigations et celles réalisées lors de la campagne de la Thalassa (Rapport I.S.T.P.M. ,1982) n'ont pas permis de l'allonger. Et le premier chapitre de notre étude précisera, pour chaque membre de cette famille, les caractères morphologiques les plus saillants et la répartition géographique.
Les dénominations génériques, retenues dans le C.L.O.F.N.A.M. , paraissent cependant discutables, puisque Torchio, signataire de l'article, reconnaît lui-même combien les distinctions entre les genres manquent encore de précision. En effet, la classification générique des soles a été diversement considérée selon les auteurs et, pour les espèces d'Algérie, le nombre de genres a varié de deux à neuf (Tableau 1). Ces divergences sont liées directement aux conceptions classiques des systématiciens, conceptions morphologiques, fondées sur le choix qualitatif de données, certains caractères étant privilégiés par rapport à d'autres afin de mettre au point une clef dichotomique de détermination.
Depuis, une vingtaine d'années cependant, les conceptions traditionnelles de la systématique ont beaucoup évolué à la suite de travaux mettant en jeu de nouvelles méthodes d'approche; la taxinomie numérique (Sokal et Sneanal,1963), la systématique phylogénétique (Hennig, 1966) , l'électrophorèse enzymatique (Lewonton et Hubby"1966) et le critère d'hybridabilité (Dubois,1985).
Dans beaucoup de familles de poissons des révisions de fond ont ainsi été entreprises. Citons, parmi les plus pénétrants, les travaux de Pichot et Pollard(1970) sur l'électrophorèse des protéines de Sparidés et Centracanthidés; Daget (1966)sur la taxinomie des Citharininés; Kusaki (1972) sur la biométrie des pièces osseuses du crâne de plusieurs espèces de poissons japonais ; Laliberte et al. (1979) sur les caryotypes des Mullidés; Autem et Bonhomme (1980) sur la génétique biochimique des Mugilidés.
Sur les soles, les études novatrices dont nous avons pris connaissance sont celles de Lush et al. (1969), Dando (197D et Cattaneo et al. (198l) qui se sont intéressés à une seule enzyme ou aux protéines totales; alors qu'à l'institut des sciences de l'évolution de Montpellier, Nicole Pasteur et ses collaborateurs ont révélé par des électrophorèses plus d'une vingtaine de gènes des protéines (Coucha et Pasteur, 1983; Quignard, Pasteur et Shehata,1984; Pasteur, Autem, Pichot et Coucha, 1985).
Si l'aide de cette dernière équipe nous a permis d'aborder le problème de la classification générique des soles d'Algérie(cf.3° partie), nous avons voulu compléter cette approche par quatre méthodes de la taxinomie numérique: la méthode des distances taxinorniques de Sokal et Sneath (1963), l'analyse factorielle des correspondances, l'analyse en composantes principales et la classification ascendante hiérarchique. |
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