| Titre : |
Etude biométrique de la crevette peneide Aristeus Antennatus (Risso, 1816) et application des résultats à quelques méthodes utilisées dans l'étude de la croissance |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Abada Boudjema, Yamina, Auteur |
| Editeur : |
Université d'Alger |
| Année de publication : |
1975 |
| Importance : |
36 p. |
| Format : |
30 cm. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Index. décimale : |
595 Arthropodes |
| Résumé : |
Nous nous proposons de faire une étude biométrique de la crevette Pénéide Aristeus antennatus (Risso 1816), appelée communément "crevette rouge".
Notre étude va se limiter à la crevette* de la région d'Alger, et, plus particulièrement de la baie de Bou-Ismaïl à l'ouest, et du Cap Matifou à l'est, zones de pêche de cette pour les pêcheurs de ce secteur (cf crevette carte).
Crustacé Décapode Natantia de la famille des Penaiedae, sous-amille Aristeinae, série Aristae, Aristeus Antennateus a été étudiée par H3LDT (1955), qui a tiré des conclusions se rapportant à leur maturation et à leur reproduction:
Les Pénéides se reproduisent en été, jamais en octobre et février;
Les femelles peuvent porter les spermatophores avant la maturation des ovules, c'est-à-dire avant la saison de ponte.
Comme tous les Pénéides, A. antennatus n'incube pas ses oeufs; en effet, une fois fécondés, ils sont émis directement dans l'eau.
Rappelons que, chez cette espèce existe un dimorphisme sexuel: le mâle est de taille plus faible\ son rostre est beaucoup plus court chez l'adulte (chez le jeune, il n'y a pas de différence entre le rostre du mâle et celui de la femelle). Chez le mâle, la première paire de pattes abdominales est transformée en appareil copulateur: le pétasma.
Espèces des grandes profondeurs (entre 70 et 1 000 mètres) et même jusqu'à 1 500 ni), elle vit sur fonds vaseux, caractérisés, d'après Mauhin (.196l), par les invertébrés:
Brissopsis lyrifera (entre 300 et 400 m) . Isidella elongata (500 m) .D'après Dieuzeide (1956), elle est accompagnée par :
Des Coelentérés, dont Funiculina usidrangrularis.
Des Echinodermes, des Mollusques, des Crustacés, des poissons.
Nous avons également rencontré, au cours des différents chalutages, ces espèces accompagnatrices.
En effet, le chalut remonté renferme, outre A., antennatus . D'autres Peneidae, dont les plus fréquentes et les plus abondantes sont Parapenaeus longirostris et Aristeo-morpha foliacea.
Des crevettes Pandalidae: PLesionika sp.
Des crabes Portunidae surtout (Portunus dépurât or) complètent ce grand groupe des crustacés.
Des mollusques, parmi lesquels:
Céphalopodes : Sepia offioinalis.
Sepiola sp. Octopus sp.
Lamellibranches.
Coquilles vides de Gastéropodes.
Des Coelentérés: Méduses.
Des Echinodermes : surtout des Astérides. Des poissons:
Merluccius morluçcius (Merlan).
Mullus barbatus (Rouget).
Solea sp. (Sole). Arnoglossus sp. (Limande). Trachinus draco (Vive). Trigla sp . (Trigle). Scorpaona sp . (Rascasse). Raia sp . (Raie) . Pagellus sp . (Pageot).
Ces espèces sont toujours présentes dans le chalut, même si elles sont en faible quantité. Il , s'agit donc d'espèces fréquentes et pas forcément abondantes.
A . ant ennatus abonde dans les eaux froides, à température voisine de .1228 C et 132 G et à salinité d ' environ 38 %. , entre 300 et 600 m de profondeur.
Guidalia et Bourgeois,196l). A cette profondeur, sous le courant atlantique, la température, ayant diminué, reste constante, et la salinité atteint sa valeur maximale en Méditerranée.
D'après les mêmes auteurs, "ce sont les variations de la température qui paraissent régler la distribution et la densité de cette espèce".
Il semble que A. antennatus serait plus abondante que A. foliacea. selon que les températures sont basses ou élevées.
La présence de ces crevettes Pénéides sur les fonds vaseux n'est pas due au fait qu'elles se nourrissent de vase. Ce ne sont pas des limnivores stricts. En effet, les travaux de Brian (1931), de Massuti (1953) et de Maurin et Carries (1968) ont révélé que les contenus stomacaux, chez les Pénéides, ne renfermaient qu'une faible proportion de vase, mais de nombreux débris d'animaux, particulièrement des Invertébrés et des végétaux. Peres a conclu que ces crevettes se nourrissent "de petites particules mortes ou vivantes prélevées soit dans l'eau qui surmonte immédiatement le sédiment, soit dans la pellicule superficielle de celui-ci".
Puisque la vase ne constitue pas leur principale nourriture, on ne pourrait expliquer leur présence sur de tels fonds que si on établissait le comportement fouisseur, comportement qui a été prouvé chez les espèces Penaeus kerathurus (Caramote), P. dugrarum et d'autres Pénéides (Le Reste, 1970). L'enfouissement étant donc rendu facile par la consistance du sédiment, qui est meuble, il se généralise à toutes les espèces de Pénéides. Pendant le jour, elles vivent enfouies dans le sédiment sableux ou vaseux et n'en sortent que pendant la nuit pour les besoins trophiques. Leur capture s'effectue donc par des engins traînants chalut).
Le long des côtes algériennes, le plateau continental est très réduit, voir même inexistant. |
Etude biométrique de la crevette peneide Aristeus Antennatus (Risso, 1816) et application des résultats à quelques méthodes utilisées dans l'étude de la croissance [texte imprimé] / Abada Boudjema, Yamina, Auteur . - Université d'Alger, 1975 . - 36 p. ; 30 cm. Langues : Français ( fre)
| Index. décimale : |
595 Arthropodes |
| Résumé : |
Nous nous proposons de faire une étude biométrique de la crevette Pénéide Aristeus antennatus (Risso 1816), appelée communément "crevette rouge".
Notre étude va se limiter à la crevette* de la région d'Alger, et, plus particulièrement de la baie de Bou-Ismaïl à l'ouest, et du Cap Matifou à l'est, zones de pêche de cette pour les pêcheurs de ce secteur (cf crevette carte).
Crustacé Décapode Natantia de la famille des Penaiedae, sous-amille Aristeinae, série Aristae, Aristeus Antennateus a été étudiée par H3LDT (1955), qui a tiré des conclusions se rapportant à leur maturation et à leur reproduction:
Les Pénéides se reproduisent en été, jamais en octobre et février;
Les femelles peuvent porter les spermatophores avant la maturation des ovules, c'est-à-dire avant la saison de ponte.
Comme tous les Pénéides, A. antennatus n'incube pas ses oeufs; en effet, une fois fécondés, ils sont émis directement dans l'eau.
Rappelons que, chez cette espèce existe un dimorphisme sexuel: le mâle est de taille plus faible\ son rostre est beaucoup plus court chez l'adulte (chez le jeune, il n'y a pas de différence entre le rostre du mâle et celui de la femelle). Chez le mâle, la première paire de pattes abdominales est transformée en appareil copulateur: le pétasma.
Espèces des grandes profondeurs (entre 70 et 1 000 mètres) et même jusqu'à 1 500 ni), elle vit sur fonds vaseux, caractérisés, d'après Mauhin (.196l), par les invertébrés:
Brissopsis lyrifera (entre 300 et 400 m) . Isidella elongata (500 m) .D'après Dieuzeide (1956), elle est accompagnée par :
Des Coelentérés, dont Funiculina usidrangrularis.
Des Echinodermes, des Mollusques, des Crustacés, des poissons.
Nous avons également rencontré, au cours des différents chalutages, ces espèces accompagnatrices.
En effet, le chalut remonté renferme, outre A., antennatus . D'autres Peneidae, dont les plus fréquentes et les plus abondantes sont Parapenaeus longirostris et Aristeo-morpha foliacea.
Des crevettes Pandalidae: PLesionika sp.
Des crabes Portunidae surtout (Portunus dépurât or) complètent ce grand groupe des crustacés.
Des mollusques, parmi lesquels:
Céphalopodes : Sepia offioinalis.
Sepiola sp. Octopus sp.
Lamellibranches.
Coquilles vides de Gastéropodes.
Des Coelentérés: Méduses.
Des Echinodermes : surtout des Astérides. Des poissons:
Merluccius morluçcius (Merlan).
Mullus barbatus (Rouget).
Solea sp. (Sole). Arnoglossus sp. (Limande). Trachinus draco (Vive). Trigla sp . (Trigle). Scorpaona sp . (Rascasse). Raia sp . (Raie) . Pagellus sp . (Pageot).
Ces espèces sont toujours présentes dans le chalut, même si elles sont en faible quantité. Il , s'agit donc d'espèces fréquentes et pas forcément abondantes.
A . ant ennatus abonde dans les eaux froides, à température voisine de .1228 C et 132 G et à salinité d ' environ 38 %. , entre 300 et 600 m de profondeur.
Guidalia et Bourgeois,196l). A cette profondeur, sous le courant atlantique, la température, ayant diminué, reste constante, et la salinité atteint sa valeur maximale en Méditerranée.
D'après les mêmes auteurs, "ce sont les variations de la température qui paraissent régler la distribution et la densité de cette espèce".
Il semble que A. antennatus serait plus abondante que A. foliacea. selon que les températures sont basses ou élevées.
La présence de ces crevettes Pénéides sur les fonds vaseux n'est pas due au fait qu'elles se nourrissent de vase. Ce ne sont pas des limnivores stricts. En effet, les travaux de Brian (1931), de Massuti (1953) et de Maurin et Carries (1968) ont révélé que les contenus stomacaux, chez les Pénéides, ne renfermaient qu'une faible proportion de vase, mais de nombreux débris d'animaux, particulièrement des Invertébrés et des végétaux. Peres a conclu que ces crevettes se nourrissent "de petites particules mortes ou vivantes prélevées soit dans l'eau qui surmonte immédiatement le sédiment, soit dans la pellicule superficielle de celui-ci".
Puisque la vase ne constitue pas leur principale nourriture, on ne pourrait expliquer leur présence sur de tels fonds que si on établissait le comportement fouisseur, comportement qui a été prouvé chez les espèces Penaeus kerathurus (Caramote), P. dugrarum et d'autres Pénéides (Le Reste, 1970). L'enfouissement étant donc rendu facile par la consistance du sédiment, qui est meuble, il se généralise à toutes les espèces de Pénéides. Pendant le jour, elles vivent enfouies dans le sédiment sableux ou vaseux et n'en sortent que pendant la nuit pour les besoins trophiques. Leur capture s'effectue donc par des engins traînants chalut).
Le long des côtes algériennes, le plateau continental est très réduit, voir même inexistant. |
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