| Titre : |
Contribution à l'étude de la reproduction de trois espèces de soles des côtes algériennes : dicologlossa cuneata (Moreau, 1881), Microchirus azevia (capello, 1867), Pegusa nasuta (Pallas, 1811) (poissons Téléostéens- Soleidae) |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Ouabadi, Tassadit, Auteur ; Daniel, C., Directeur de thèse |
| Editeur : |
ISMAL |
| Année de publication : |
1991 |
| Importance : |
193 p. |
| Format : |
30 cm. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Index. décimale : |
597 Vertébrés à sang froid. Poissons |
| Résumé : |
Par leur situation géographique, les côtes algériennes bénéficient largement du courant atlantique, ce qui explique la présence de 10 espèces de Soleidae. Trois d'entre elles font l'objet de cette étude : le Céteau micologoglossa cuneta ; la vraie Sole : Microchirus azevia et la Peguse ou sole de sable : Pegusa nasuta.
Le choix de ces espèces se justifie par le fait que les données bibliographiques relatives à leur sexualité se révèlent peu nombreuses et souvent incomplètes. La systématique et la croissance, sont les deux aspects les mieux connus de leur biologie et il subsiste encore de grandes incertitudes quant à leur reproduction. Peu d'auteurs se sont penchés sur ces espèces, tandis que d'autres Soleidae ont suscité de nombreux travaux, c'est notamment le cas de la Sole : Solea vulgaris.
La reproduction du Ceteau est actuellement la mieux connue; dans le golfe de Gascogne la ponte a lieu de juin à septembre (Forest, 1975) ou de mai à septembre (Lagardere, 1982); au Portugal, de mars à juin (Dinis, 1986). Dans la baie d'Alger, Marinaro et al. (1979), la situe entre février et mai. Pour Rousset (1979) la période de ponte serait de plus longue durée : elle s'étalerait de janvier à juin et les pontes reprendraient même de septembre à novembre.
Peu de travaux ont été consacrés à la vraie Sole : Microchirus azevia Ils concernent sa situation géographique (Gonzales et at., 1982), ses stades larvaires (Palomera et Rubies, 1977), et sa période de ponte. Cette dernière serait estivale selon Marinaro et al. (1979) et Belaid et al. (1983), mais peut être aussi printanière (Rousset, 1979). La reproduction de Microchirus azevia est quasiment inconnue. La Peguse : Pegusa nasuta, connue en Europe sous le nom de Solea impar (Bennet, 1831) a fait l'objet de nombreux travaux qui restent toutefois fragmentaire. Certains auteurs, dans leurs travaux anciens, pour la plupart, ont déterminé la saison de reproduction en se basant sur l'observation des oeufs et des larves (Rafaele, 1888; Dieuzeide, 1955; Thomopoulos, 1956; Varagnolo, 1964; Aldebert, 1968). En baie d'Alger, pegusa. Nasuta se reproduirait de février à septembre (Marinaro et al ., 1979); de février à août selon Grim (1983), d'avril à septembre (Belaid et al., 1983). En baie de Douarnenez, la saison de ponte s'étalerait sur quatre mois de mai à août (Deniel et al. ,1989).
De nombreux aspects de la biologie notamment dans le domaine de la sexualité se devaient d'être affinés. Cette étude complète et approfondit les observations précédentes. La complexité des phénomènes liés à l'existence d'une ponte fractionnée a conduit à utiliser plusieurs méthodes :
variations du pourcentage de femelles matures : suivre leur évolution a pour but de situer les périodes du frai et d'évaluer pour une période déterminée, le nombre maximal de femelles intéressées par la ponte. Les critères de maturation sont basés sur un examen macroscopique des gonades,
la taille à la première maturité sexuelle : (L 50),
II est nécessaire de distinguer dans une population, les individus participant à la reproduction. Les auteurs utilisent plus souvent la taille que l'âge de puberté. Cette taille est celle à laquelle 50 " de femelles sont mûres (Conand, 1977); elle correspond aussi à la taille minimale de capture.
Suivi d'indices.
Le facteur de condition (K).
Le facteur de condition est le reflet de la bonne ou mauvaise condition d'un individu par rapport aux normes spécifiques (Bauchot et al.1978). Nous avons suivi ses variations et recherché leurs relations avec l'activité sexuelle des espèces étudiées. La décroissance de ce coefficient au moment de la ponte, permet d'en préciser l'époque.
Rapport gonado-somatique (R.G.S.).
L'évolution du R.G.S. moyen permet de situer la période de reproduction, mais les valeurs moyennes de cet indice peuvent masquer partiellement une partie des phénomènes : participation des jeunes femelles à la ponte, étalement de la saison de reproduction, variations individuelles des femelles, certaines en pontes côtoient des femelles en repos sexuel, d'où la nécessité selon Macer (1974) de préciser, individuellement, ces indices dans le temps en fonction de l'état de maturation des gonades (R.G.S. individuels ).
Rapport hépato-somatique (R.H.S.).
La production de gamètes exige une quantité d'énergie considérable, fournie essentiellement par les lipides et à degré moindre, par les protéines (Hoar 1957). Le stockage se réalise dans le foie ou les muscles suivant.
Le terme maturation correspond, dans cette étude, au développement ovarien consécutif à l'ovogenèse.
Les types de poissons (Bertin, 1958). Le suivi des variations du R.H.S. fournit de précieuses indications quant au rôle joué par le foie au cours de la reproduction.
L'examen de préparations histologiques a permis de suivre l'évolution cytologique des ovocytes, de définir les étapes du
cycle. |
Contribution à l'étude de la reproduction de trois espèces de soles des côtes algériennes : dicologlossa cuneata (Moreau, 1881), Microchirus azevia (capello, 1867), Pegusa nasuta (Pallas, 1811) (poissons Téléostéens- Soleidae) [texte imprimé] / Ouabadi, Tassadit, Auteur ; Daniel, C., Directeur de thèse . - ISMAL, 1991 . - 193 p. ; 30 cm. Langues : Français ( fre)
| Index. décimale : |
597 Vertébrés à sang froid. Poissons |
| Résumé : |
Par leur situation géographique, les côtes algériennes bénéficient largement du courant atlantique, ce qui explique la présence de 10 espèces de Soleidae. Trois d'entre elles font l'objet de cette étude : le Céteau micologoglossa cuneta ; la vraie Sole : Microchirus azevia et la Peguse ou sole de sable : Pegusa nasuta.
Le choix de ces espèces se justifie par le fait que les données bibliographiques relatives à leur sexualité se révèlent peu nombreuses et souvent incomplètes. La systématique et la croissance, sont les deux aspects les mieux connus de leur biologie et il subsiste encore de grandes incertitudes quant à leur reproduction. Peu d'auteurs se sont penchés sur ces espèces, tandis que d'autres Soleidae ont suscité de nombreux travaux, c'est notamment le cas de la Sole : Solea vulgaris.
La reproduction du Ceteau est actuellement la mieux connue; dans le golfe de Gascogne la ponte a lieu de juin à septembre (Forest, 1975) ou de mai à septembre (Lagardere, 1982); au Portugal, de mars à juin (Dinis, 1986). Dans la baie d'Alger, Marinaro et al. (1979), la situe entre février et mai. Pour Rousset (1979) la période de ponte serait de plus longue durée : elle s'étalerait de janvier à juin et les pontes reprendraient même de septembre à novembre.
Peu de travaux ont été consacrés à la vraie Sole : Microchirus azevia Ils concernent sa situation géographique (Gonzales et at., 1982), ses stades larvaires (Palomera et Rubies, 1977), et sa période de ponte. Cette dernière serait estivale selon Marinaro et al. (1979) et Belaid et al. (1983), mais peut être aussi printanière (Rousset, 1979). La reproduction de Microchirus azevia est quasiment inconnue. La Peguse : Pegusa nasuta, connue en Europe sous le nom de Solea impar (Bennet, 1831) a fait l'objet de nombreux travaux qui restent toutefois fragmentaire. Certains auteurs, dans leurs travaux anciens, pour la plupart, ont déterminé la saison de reproduction en se basant sur l'observation des oeufs et des larves (Rafaele, 1888; Dieuzeide, 1955; Thomopoulos, 1956; Varagnolo, 1964; Aldebert, 1968). En baie d'Alger, pegusa. Nasuta se reproduirait de février à septembre (Marinaro et al ., 1979); de février à août selon Grim (1983), d'avril à septembre (Belaid et al., 1983). En baie de Douarnenez, la saison de ponte s'étalerait sur quatre mois de mai à août (Deniel et al. ,1989).
De nombreux aspects de la biologie notamment dans le domaine de la sexualité se devaient d'être affinés. Cette étude complète et approfondit les observations précédentes. La complexité des phénomènes liés à l'existence d'une ponte fractionnée a conduit à utiliser plusieurs méthodes :
variations du pourcentage de femelles matures : suivre leur évolution a pour but de situer les périodes du frai et d'évaluer pour une période déterminée, le nombre maximal de femelles intéressées par la ponte. Les critères de maturation sont basés sur un examen macroscopique des gonades,
la taille à la première maturité sexuelle : (L 50),
II est nécessaire de distinguer dans une population, les individus participant à la reproduction. Les auteurs utilisent plus souvent la taille que l'âge de puberté. Cette taille est celle à laquelle 50 " de femelles sont mûres (Conand, 1977); elle correspond aussi à la taille minimale de capture.
Suivi d'indices.
Le facteur de condition (K).
Le facteur de condition est le reflet de la bonne ou mauvaise condition d'un individu par rapport aux normes spécifiques (Bauchot et al.1978). Nous avons suivi ses variations et recherché leurs relations avec l'activité sexuelle des espèces étudiées. La décroissance de ce coefficient au moment de la ponte, permet d'en préciser l'époque.
Rapport gonado-somatique (R.G.S.).
L'évolution du R.G.S. moyen permet de situer la période de reproduction, mais les valeurs moyennes de cet indice peuvent masquer partiellement une partie des phénomènes : participation des jeunes femelles à la ponte, étalement de la saison de reproduction, variations individuelles des femelles, certaines en pontes côtoient des femelles en repos sexuel, d'où la nécessité selon Macer (1974) de préciser, individuellement, ces indices dans le temps en fonction de l'état de maturation des gonades (R.G.S. individuels ).
Rapport hépato-somatique (R.H.S.).
La production de gamètes exige une quantité d'énergie considérable, fournie essentiellement par les lipides et à degré moindre, par les protéines (Hoar 1957). Le stockage se réalise dans le foie ou les muscles suivant.
Le terme maturation correspond, dans cette étude, au développement ovarien consécutif à l'ovogenèse.
Les types de poissons (Bertin, 1958). Le suivi des variations du R.H.S. fournit de précieuses indications quant au rôle joué par le foie au cours de la reproduction.
L'examen de préparations histologiques a permis de suivre l'évolution cytologique des ovocytes, de définir les étapes du
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