| Titre : |
Les peuplements de copépodes harpacticoides (crustacea) des sédiments meubles de la zone intertidale des côtes charentaises (Atlantique) |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Bodin, Ph., Auteur |
| Editeur : |
Editions du muséum |
| Année de publication : |
1977 |
| Importance : |
150 p. |
| Format : |
28 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-85653-019-1 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Index. décimale : |
595 Arthropodes |
| Résumé : |
Au début de ce siècle, la faune marine du littoral charentais n'était guère connue que par l'abondance des mollusques comestibles. La première approche de bionomie benthique concerne la macl'ofaune de l'île de Ré . Ce n'est que trente ans plus tard que BAUDOUIN réalisait une étude écologique sommaire des hauts niveaux des plages sableuses, cependant que des recherches sédimentologiques étaient menées par FRANCIS-BOEUF et BOURCART sur les sédiments de la côte atlantique, en particulier sur les vases.
Puis il fallut attendre une dizaine d'années pour que paraisse la première étude bionomique du macrobenthos de cette région, dûe à CALLAME . Ce dernier menait d'ailleurs parallèlement des recherches sur les échanges physico-chimiques concernant le milieu interstitiel , cependant que des recherches sédimentologiques et hydrologiques étaient entreprises par le Centre de Recherches et d'?tudes Océanographiques (en particulier dans la Baie de l'Aiguillon), sous la direction de V. ROMANOVSKY.
Aucune étude de méiofaune n'avait donc encore été réalisée sur les côtes comprises entre la Loire et la Gironde lorsque fut entrepris le présent travail. Au nord de la Loire, sur le littoral atlantique, les seules recherches méiofaunistiques sont dûes à LABBE et remontent aux années 1925-1927 : elles concernent les Copépodes des marais salants du Croisic. Au sud de la Gironde, la méiofaune, en particulier les Harpacticoïdes de la côte des Landes et du Bassin d'Arcachon, étaient mieux connus, grâce aux travaux de DELAMARE DEBOUTTEVILLE, GERLACH et SIEWING , NOODT et, plus récemment, RENAUD-DEBYZER . Ailleurs, les Copépodes Harpacticoïdes des côtes de France, principalemcnt des environs de Banyuls et de Roscoff, étaient l'objet de nombreuses recherches de la part d'auteurs comme MONARD, CHAPPUIS, DELAMARE DEBOUTTEVILLE, BocQuET, Bozlc. Mais la plupart de ces travaux avaient surtout Lin intérêt qualitatif, sans que l'aspect hionomique quantitatif soit vraiment envisagé.
Dès 1934, cependant, REMANE et SCH ULZ avaient émis l'idée que la caractérisation des fonds marins devait prendre en considération ce que l'on appelait alors la " microfaune ", très variée et très abondante. Mais, longtemps encore, les travaux consacrés à la bionomie des peuplements benthiques furent fondés uniquement sur le macrobenthos. La taille des représentants de la méiofaune est en effet un obstacle important; leur étude exige des techniques très spéciales, longues et minutieuses, qui découragent bon nombre de chercheurs. Il n'est d'ailleurs pratiquement pas possible d'envisager une étude qualitative de l'ensemble de la méiofaune, et les chercheurs doivent se spécialiser dans un groupe déterminé. C'est ce qui explique la création de quelques équipes, comme celle de Kiel, créée autour de W. Noodt.
Les travaux consacrés à la méiofaune sont donc restés très longtemps sporadiques et purement qualitatifs, surtout en ce qui concerne les Harpacticoïdes. Pour quelques groupes, cependant, des peuplements caractéristiques ont été mis très tôt en évidence, en particulier chez les Nématodes . C'est peu après les recherches menées conjointement par BACEsco et al. que WIESER et SANDERS inaugurent une coopération fructueuse entre macro- et méiobenthologues au cours de leurs " benthic studies in Buzzards bay ". Cet exemple est suivi, peu après, par RENAUD-DEBYSER et SALVAT , puis par WIGLEY et McINTYRE et enfin, par GUILLE et SOYER (1968). Dès lors, les recherches concernant le méiobenthos prennent un caractère quantitatif et bionomique de plus en plus affirmé. Vers 1960, POR est le premier à employer le terme d' " isocommunauté ) pour désigner comparativement les peuplements de Copépodes Harpacticoïdes de la Mer Noire, des côtes d'Israël et du Skagerak. Certains auteurs (BATTAGLIA, F AHRENBACH, BOZlc, VOLKMANN- Rocco, FENCHEL, JANSSON, LAsKER et al., BARNETT, COULL et VERNBERG, etc ... ) orientent également leurs recherches vers les aspects biologiques, génétiques et éthologiques, peu envisagés jusqu'alors. En ce qui concerne plus spécialement la zone intertidale, des synthèses remarquables de tous ces travaux ont été réalisées par REMANE , DELAMARE DEBOUTTEVILLE et, plus récemment, par McINTYRE et POLLOK.
L'intérêt de recherches menées conjointement sur le macro- et le méiobenthos est évident, car elles conduisent tout naturellement à examiner les rapports qualitatifs et quantitatifs qui existent toujours entre eux. C'est le but que FAURE et moi-même nous étions fixé en abordant l'étude des côtes charentaises en 1965. Bien que nous ayons dû restreindre notre champ d'investigation, plusieurs plages de ce littoral ont ainsi été prospectées à marée basse. Malheureusement, cette collaboration a été interrompue trop tôt, et les travaux de FAURE ne concernent qu'une partie des plages étudiées dans le présent travail.
Le premier chapitre de ce mémoire, est consacré à la déscription du milieu dans lequel les recherches ont été menées et à préciser les variatio |
Les peuplements de copépodes harpacticoides (crustacea) des sédiments meubles de la zone intertidale des côtes charentaises (Atlantique) [texte imprimé] / Bodin, Ph., Auteur . - Editions du muséum, 1977 . - 150 p. ; 28 cm. ISBN : 978-2-85653-019-1 Langues : Français ( fre)
| Index. décimale : |
595 Arthropodes |
| Résumé : |
Au début de ce siècle, la faune marine du littoral charentais n'était guère connue que par l'abondance des mollusques comestibles. La première approche de bionomie benthique concerne la macl'ofaune de l'île de Ré . Ce n'est que trente ans plus tard que BAUDOUIN réalisait une étude écologique sommaire des hauts niveaux des plages sableuses, cependant que des recherches sédimentologiques étaient menées par FRANCIS-BOEUF et BOURCART sur les sédiments de la côte atlantique, en particulier sur les vases.
Puis il fallut attendre une dizaine d'années pour que paraisse la première étude bionomique du macrobenthos de cette région, dûe à CALLAME . Ce dernier menait d'ailleurs parallèlement des recherches sur les échanges physico-chimiques concernant le milieu interstitiel , cependant que des recherches sédimentologiques et hydrologiques étaient entreprises par le Centre de Recherches et d'?tudes Océanographiques (en particulier dans la Baie de l'Aiguillon), sous la direction de V. ROMANOVSKY.
Aucune étude de méiofaune n'avait donc encore été réalisée sur les côtes comprises entre la Loire et la Gironde lorsque fut entrepris le présent travail. Au nord de la Loire, sur le littoral atlantique, les seules recherches méiofaunistiques sont dûes à LABBE et remontent aux années 1925-1927 : elles concernent les Copépodes des marais salants du Croisic. Au sud de la Gironde, la méiofaune, en particulier les Harpacticoïdes de la côte des Landes et du Bassin d'Arcachon, étaient mieux connus, grâce aux travaux de DELAMARE DEBOUTTEVILLE, GERLACH et SIEWING , NOODT et, plus récemment, RENAUD-DEBYZER . Ailleurs, les Copépodes Harpacticoïdes des côtes de France, principalemcnt des environs de Banyuls et de Roscoff, étaient l'objet de nombreuses recherches de la part d'auteurs comme MONARD, CHAPPUIS, DELAMARE DEBOUTTEVILLE, BocQuET, Bozlc. Mais la plupart de ces travaux avaient surtout Lin intérêt qualitatif, sans que l'aspect hionomique quantitatif soit vraiment envisagé.
Dès 1934, cependant, REMANE et SCH ULZ avaient émis l'idée que la caractérisation des fonds marins devait prendre en considération ce que l'on appelait alors la " microfaune ", très variée et très abondante. Mais, longtemps encore, les travaux consacrés à la bionomie des peuplements benthiques furent fondés uniquement sur le macrobenthos. La taille des représentants de la méiofaune est en effet un obstacle important; leur étude exige des techniques très spéciales, longues et minutieuses, qui découragent bon nombre de chercheurs. Il n'est d'ailleurs pratiquement pas possible d'envisager une étude qualitative de l'ensemble de la méiofaune, et les chercheurs doivent se spécialiser dans un groupe déterminé. C'est ce qui explique la création de quelques équipes, comme celle de Kiel, créée autour de W. Noodt.
Les travaux consacrés à la méiofaune sont donc restés très longtemps sporadiques et purement qualitatifs, surtout en ce qui concerne les Harpacticoïdes. Pour quelques groupes, cependant, des peuplements caractéristiques ont été mis très tôt en évidence, en particulier chez les Nématodes . C'est peu après les recherches menées conjointement par BACEsco et al. que WIESER et SANDERS inaugurent une coopération fructueuse entre macro- et méiobenthologues au cours de leurs " benthic studies in Buzzards bay ". Cet exemple est suivi, peu après, par RENAUD-DEBYSER et SALVAT , puis par WIGLEY et McINTYRE et enfin, par GUILLE et SOYER (1968). Dès lors, les recherches concernant le méiobenthos prennent un caractère quantitatif et bionomique de plus en plus affirmé. Vers 1960, POR est le premier à employer le terme d' " isocommunauté ) pour désigner comparativement les peuplements de Copépodes Harpacticoïdes de la Mer Noire, des côtes d'Israël et du Skagerak. Certains auteurs (BATTAGLIA, F AHRENBACH, BOZlc, VOLKMANN- Rocco, FENCHEL, JANSSON, LAsKER et al., BARNETT, COULL et VERNBERG, etc ... ) orientent également leurs recherches vers les aspects biologiques, génétiques et éthologiques, peu envisagés jusqu'alors. En ce qui concerne plus spécialement la zone intertidale, des synthèses remarquables de tous ces travaux ont été réalisées par REMANE , DELAMARE DEBOUTTEVILLE et, plus récemment, par McINTYRE et POLLOK.
L'intérêt de recherches menées conjointement sur le macro- et le méiobenthos est évident, car elles conduisent tout naturellement à examiner les rapports qualitatifs et quantitatifs qui existent toujours entre eux. C'est le but que FAURE et moi-même nous étions fixé en abordant l'étude des côtes charentaises en 1965. Bien que nous ayons dû restreindre notre champ d'investigation, plusieurs plages de ce littoral ont ainsi été prospectées à marée basse. Malheureusement, cette collaboration a été interrompue trop tôt, et les travaux de FAURE ne concernent qu'une partie des plages étudiées dans le présent travail.
Le premier chapitre de ce mémoire, est consacré à la déscription du milieu dans lequel les recherches ont été menées et à préciser les variatio |
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