| Titre : |
Les minéralisations actuelles et anciennes : l'exemple de la mer rouge |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Pouit, G., Auteur |
| Editeur : |
BRGM |
| Année de publication : |
1983 |
| Importance : |
48 p. |
| Format : |
28 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-7159-6034-3 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Index. décimale : |
553 Géologie économique : occurrence et distribution des minéraux d'intérêt économique |
| Résumé : |
L'étude des minéralisations actuelles et récentes, replacées dans leurs cadres géotectoniques, est susceptible d'apporter
des progrès notables dans la connaissance et la recherche des gisements fossiles ainsi que, dans une certaine mesure, au problème de leur genèse (processus de dépôt et source des métaux). pour les minéralisations sulfurées polymétalliques, la typologie doit être précisée, a la lumière des connaissances sur les minéralisations actuelles, en regroupant certains
types dans une classification par cadres géotectoniques. Ceux-ci, très schématiquement, sont de trois genres : zones d'accrétion océanique ; arcs insulaires et arrières arcs actifs ; rifts avortes ou grabens et zones instables sur grandes fractures vivantes de la croute. C'est seulement dans le premier et le troisième cas que des comparaisons sont possibles avec des gisements actuels.
Les minéralisations actuelles et récentes apportent la confirmation d'une métallogénès liée à l'hydrothermalisme sous-marin. Les comparaisons avec les gisements fossiles nécessitent de bien distinguer ce qui se rapporte a la source des métaux, au processus du dépôt des concentrations et a une typologie des gisements dans une province et dans un cadre géotectonique évolutif. D'un point de vue pratique, c'est surtout dans les zones de rift, les plus importants économiquement, et les zones d'accrétion océanique, que ces comparaisons sont actuellement possibles et peuvent être développées.
2 - Un essai de reconstitution de l'histoire de la Mer Rouge met en lumière l'existence d'une évolution des types de minéralisations en fonction de l'évolution du rift.
- stade de prérifting (fin Crétacé) avec dépôt de phosphates et mise en place de complexes alcalins parfois alignes suivant des fractures qui préludent les failles transformantes.
- début d'ouverture à l'Oligocène avec dépôts de Cu ou Pb-Zn stratiforme de type
"Red Beds", sur les marges du rift, dans des grabens obliques sur la direction de rift.
- période de comblement évaporitique au Miocène, avec dépôts de Pb-Zn-Ba dans des facies détritiques ou récifaux localises sur ou prés des paléo-reliefs actifs (type Mississipi Valley au sens large). Localement, existent aussi du manganèse qui semble devenir dominant au Soudan (zonalité Ba au Nord, puis Zn enfin Mn vers le Sud).
- période actuelle a sub-actuelle avec Mn, Fe, Ba en bordure de récifs (Danakil, 200.000 ans), enfin boues récentes de la Mer Rouge a Zn, Cu, Ag (10 a 25.000 ans) dans les fosses centrales correspondant a un nouvel épisode d'oceanisation de la Mer Rouge.
3 - Au sujet des boues minéralisées sub-actuelles, il faut insister sur la nécessite de bien distinguer les problèmes concernant la source des métaux, la nature des saumures, le piège sédimentaire de dépôt et le processus physico-chimique permettant une concentration. Sur ces trois derniers points, moins hypothétiques que le premier, la synthèse des données permet de faire les remarques suivantes :
- Les sédiments minéralises non vitrifiés mais déjà fossiles bien que récents, se sont déposés dans des fosses contrôlées régionalement et localement par la tectonique. Ils comportent une phase exogène régionale bio-détritique et endogène locale hydrothermale a vitesse de dépôt quatre fois plus rapide, avec des zona lites verticales et latérales de Fe. Mn et sulfures. Ces dépôts s'effectuent a une période de quiescence du volcanisme-au moins dans les fosses- avec des perturbations locales sans doute dues a de petites secousses mais aussi a des venues tardives de saumures. A l'époque du dépôt des deux niveaux sulfures d'Atlantis II, la température des saumures dans les zones d'émission étaient probablement plus élevées (250 a 400°) comme le révèle la minéralogie (magnétite, ilvaite, chalcopyrrhotine, etc. .. ). Et la composition peut-être différente. Le talc et l'anhydrite sont aussi étroitement associes a cette phase hydrothermale minéralisée. Dans les autres fosses. les dépôts sont d'âge et de caractères analogues (sauf Vema 100.000 ans) , mais plus pauvres ou sans métaux. Une anomalie régionale a Mn. Cu. Zn, Hg entoure sur 10 km les fosses minéralisées.
- Les saumures actuelles, présentes dans certaines fosses. Sont plus chaudes dans Atlantis II (63°) et augmentent de 3/4° par an. Elles montrent un système de double corps de saumures, bien sépare de l'eau de mer par un écran d'immiscibilité qui permet le fractionnement et le dépôt des métaux Ce système explique bien la zonalité et les auréolés latérales récentes de Mn et Fe. Elles sont enrichies en beau coup d'éléments (jusqu'a 1.000 fois plus de Zn et 80.000 de Fe ou Mn. etc. .. ) mais déprimées en Mg et S04 comparativement à l'eau de mer. Elles sont enrichies en He dont la signature isotopique est caractéristique du manteau.
- De nombreux facteurs inconnus rendent difficiles d'expliquer
le processus de dépôt des sédiments de la Mer Rouge a partir des données concernant les saumures actuelles : évolution possibl |
Les minéralisations actuelles et anciennes : l'exemple de la mer rouge [texte imprimé] / Pouit, G., Auteur . - BRGM, 1983 . - 48 p. ; 28 cm. ISBN : 978-2-7159-6034-3 Langues : Français ( fre)
| Index. décimale : |
553 Géologie économique : occurrence et distribution des minéraux d'intérêt économique |
| Résumé : |
L'étude des minéralisations actuelles et récentes, replacées dans leurs cadres géotectoniques, est susceptible d'apporter
des progrès notables dans la connaissance et la recherche des gisements fossiles ainsi que, dans une certaine mesure, au problème de leur genèse (processus de dépôt et source des métaux). pour les minéralisations sulfurées polymétalliques, la typologie doit être précisée, a la lumière des connaissances sur les minéralisations actuelles, en regroupant certains
types dans une classification par cadres géotectoniques. Ceux-ci, très schématiquement, sont de trois genres : zones d'accrétion océanique ; arcs insulaires et arrières arcs actifs ; rifts avortes ou grabens et zones instables sur grandes fractures vivantes de la croute. C'est seulement dans le premier et le troisième cas que des comparaisons sont possibles avec des gisements actuels.
Les minéralisations actuelles et récentes apportent la confirmation d'une métallogénès liée à l'hydrothermalisme sous-marin. Les comparaisons avec les gisements fossiles nécessitent de bien distinguer ce qui se rapporte a la source des métaux, au processus du dépôt des concentrations et a une typologie des gisements dans une province et dans un cadre géotectonique évolutif. D'un point de vue pratique, c'est surtout dans les zones de rift, les plus importants économiquement, et les zones d'accrétion océanique, que ces comparaisons sont actuellement possibles et peuvent être développées.
2 - Un essai de reconstitution de l'histoire de la Mer Rouge met en lumière l'existence d'une évolution des types de minéralisations en fonction de l'évolution du rift.
- stade de prérifting (fin Crétacé) avec dépôt de phosphates et mise en place de complexes alcalins parfois alignes suivant des fractures qui préludent les failles transformantes.
- début d'ouverture à l'Oligocène avec dépôts de Cu ou Pb-Zn stratiforme de type
"Red Beds", sur les marges du rift, dans des grabens obliques sur la direction de rift.
- période de comblement évaporitique au Miocène, avec dépôts de Pb-Zn-Ba dans des facies détritiques ou récifaux localises sur ou prés des paléo-reliefs actifs (type Mississipi Valley au sens large). Localement, existent aussi du manganèse qui semble devenir dominant au Soudan (zonalité Ba au Nord, puis Zn enfin Mn vers le Sud).
- période actuelle a sub-actuelle avec Mn, Fe, Ba en bordure de récifs (Danakil, 200.000 ans), enfin boues récentes de la Mer Rouge a Zn, Cu, Ag (10 a 25.000 ans) dans les fosses centrales correspondant a un nouvel épisode d'oceanisation de la Mer Rouge.
3 - Au sujet des boues minéralisées sub-actuelles, il faut insister sur la nécessite de bien distinguer les problèmes concernant la source des métaux, la nature des saumures, le piège sédimentaire de dépôt et le processus physico-chimique permettant une concentration. Sur ces trois derniers points, moins hypothétiques que le premier, la synthèse des données permet de faire les remarques suivantes :
- Les sédiments minéralises non vitrifiés mais déjà fossiles bien que récents, se sont déposés dans des fosses contrôlées régionalement et localement par la tectonique. Ils comportent une phase exogène régionale bio-détritique et endogène locale hydrothermale a vitesse de dépôt quatre fois plus rapide, avec des zona lites verticales et latérales de Fe. Mn et sulfures. Ces dépôts s'effectuent a une période de quiescence du volcanisme-au moins dans les fosses- avec des perturbations locales sans doute dues a de petites secousses mais aussi a des venues tardives de saumures. A l'époque du dépôt des deux niveaux sulfures d'Atlantis II, la température des saumures dans les zones d'émission étaient probablement plus élevées (250 a 400°) comme le révèle la minéralogie (magnétite, ilvaite, chalcopyrrhotine, etc. .. ). Et la composition peut-être différente. Le talc et l'anhydrite sont aussi étroitement associes a cette phase hydrothermale minéralisée. Dans les autres fosses. les dépôts sont d'âge et de caractères analogues (sauf Vema 100.000 ans) , mais plus pauvres ou sans métaux. Une anomalie régionale a Mn. Cu. Zn, Hg entoure sur 10 km les fosses minéralisées.
- Les saumures actuelles, présentes dans certaines fosses. Sont plus chaudes dans Atlantis II (63°) et augmentent de 3/4° par an. Elles montrent un système de double corps de saumures, bien sépare de l'eau de mer par un écran d'immiscibilité qui permet le fractionnement et le dépôt des métaux Ce système explique bien la zonalité et les auréolés latérales récentes de Mn et Fe. Elles sont enrichies en beau coup d'éléments (jusqu'a 1.000 fois plus de Zn et 80.000 de Fe ou Mn. etc. .. ) mais déprimées en Mg et S04 comparativement à l'eau de mer. Elles sont enrichies en He dont la signature isotopique est caractéristique du manteau.
- De nombreux facteurs inconnus rendent difficiles d'expliquer
le processus de dépôt des sédiments de la Mer Rouge a partir des données concernant les saumures actuelles : évolution possibl |
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