| Titre : |
Dynamique et usages de la mangrove dans les pays des rivières du sud (du Sénégal à la Sierra Leone) |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Marie-Christine, Cormier-Salem, Auteur |
| Editeur : |
Orstorm éditions |
| Année de publication : |
1994 |
| Importance : |
353 p. |
| Format : |
27 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-7099-1236-5 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Index. décimale : |
580 Plantes |
| Résumé : |
Les mangroves ont été découvertes très tardivement sur les plans écologique, esthétique et socio-économique par les observateurs étrangers. Avant le XXe siècle, les documents sur la mangrove sont peu nombreux et ce milieu suscite le plus souvent une réaction de perplexité, méfiance ou répulsion de la part des premiers explorateurs et voyageurs, des missionnaires et des colons mais également des-scientifiques.
à partir d'une recension bibliographique sur les mangroves et d'un travail de terrain réalisé sur le littoral ouest-africain, cette contribution a pour objet d'analyser d'un point de vue historique les différentes représentations et gestions de la mangrove. Trois grandes périodes peuvent être distinguées : d'abord perçue comme un milieu malsain, répulsif, impénétrable, la mangrove est défrichée, asséchée et mise en valeur à des fins productives, en particulier à l'époque coloniale. Dans les années 1960-70, la prise de conscience de l'importance des zones humides littorales du point de vue écologique conduit à mettre l'accent sur l'impact des activités humaines et à promouvoir des politiques de protection et de conservation de cet écosystème riche, complexe et fragile. Enfin, les travaux en sciences sociales se multiplient, critiquant à la fois la théorie de « la crise des ressources communes » et les préjugés tenaces vis à vis des littoraux intertropicaux. Par ailleurs, ils révèlent au sein des communautés littorales des pratiques de l'espace diversifiées et des systèmes collectifs d'usages multiples de la mangrove, adaptés aux modifications de l'environnement.
En fait, quelles que soient les périodes considérées, il faut souligner les constants décalages entre les savoirs et les pratiques, conduisant à des politiques d'aménagement contradictoires. Dans cette contribution, on développe plus particulièrement les différentes représentations et gestions de la mangrove entre le XVe siècle et le milieu du XXe siècle, c'est-à-dire depuis la découverte des littoraux à mangrove jusqu'à leur mise en valeur coloniale. Si durant cette vaste période précoloniale et coloniale, la mangrove est globalement perçue comme une forêt marécageuse répulsive, l'analyse plus en détail des sources écrites, en particulier sur les littoraux ouest-africains qui nous servent d'illustration (carte 1), montre que l'amélioration des connaissances scientifiques sur la mangrove ne s'accompagne pas de la disparition des préjugés à son égard, mais, au contraire, conduit bien souvent à les renforcer. |
Dynamique et usages de la mangrove dans les pays des rivières du sud (du Sénégal à la Sierra Leone) [texte imprimé] / Marie-Christine, Cormier-Salem, Auteur . - Orstorm éditions, 1994 . - 353 p. ; 27 cm. ISBN : 978-2-7099-1236-5 Langues : Français ( fre)
| Index. décimale : |
580 Plantes |
| Résumé : |
Les mangroves ont été découvertes très tardivement sur les plans écologique, esthétique et socio-économique par les observateurs étrangers. Avant le XXe siècle, les documents sur la mangrove sont peu nombreux et ce milieu suscite le plus souvent une réaction de perplexité, méfiance ou répulsion de la part des premiers explorateurs et voyageurs, des missionnaires et des colons mais également des-scientifiques.
à partir d'une recension bibliographique sur les mangroves et d'un travail de terrain réalisé sur le littoral ouest-africain, cette contribution a pour objet d'analyser d'un point de vue historique les différentes représentations et gestions de la mangrove. Trois grandes périodes peuvent être distinguées : d'abord perçue comme un milieu malsain, répulsif, impénétrable, la mangrove est défrichée, asséchée et mise en valeur à des fins productives, en particulier à l'époque coloniale. Dans les années 1960-70, la prise de conscience de l'importance des zones humides littorales du point de vue écologique conduit à mettre l'accent sur l'impact des activités humaines et à promouvoir des politiques de protection et de conservation de cet écosystème riche, complexe et fragile. Enfin, les travaux en sciences sociales se multiplient, critiquant à la fois la théorie de « la crise des ressources communes » et les préjugés tenaces vis à vis des littoraux intertropicaux. Par ailleurs, ils révèlent au sein des communautés littorales des pratiques de l'espace diversifiées et des systèmes collectifs d'usages multiples de la mangrove, adaptés aux modifications de l'environnement.
En fait, quelles que soient les périodes considérées, il faut souligner les constants décalages entre les savoirs et les pratiques, conduisant à des politiques d'aménagement contradictoires. Dans cette contribution, on développe plus particulièrement les différentes représentations et gestions de la mangrove entre le XVe siècle et le milieu du XXe siècle, c'est-à-dire depuis la découverte des littoraux à mangrove jusqu'à leur mise en valeur coloniale. Si durant cette vaste période précoloniale et coloniale, la mangrove est globalement perçue comme une forêt marécageuse répulsive, l'analyse plus en détail des sources écrites, en particulier sur les littoraux ouest-africains qui nous servent d'illustration (carte 1), montre que l'amélioration des connaissances scientifiques sur la mangrove ne s'accompagne pas de la disparition des préjugés à son égard, mais, au contraire, conduit bien souvent à les renforcer. |
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