| Titre : |
Etude mécanique des déformations géologiques |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Goguel, Jean, Auteur |
| Editeur : |
BRGM |
| Année de publication : |
1983 |
| Importance : |
193 p. |
| Format : |
24 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-7159-0016-5 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Index. décimale : |
551 Géologie, météorologie, hydrologie générale |
| Résumé : |
La méthode générale de la géologie consiste a reconstituer l'histoire du déroulement des phénomènes qui ont produit ou modifie les masses rocheuses, de manière a éclairer leur distribution et leurs propriétés actuelles. Cette reconstitution historique exige de connaitre les lois qui régissent les phénomènes invoques, d'ou le développement d'un certain nombre de disciplines annexes. Par exemple, on ne peut pas étudier des roches sédimentaires sans savoir comment se déposent les sédiments, ce qui est l'objet de la sédimentologie.
Les phénomènes auxquels nous nous intéressons ici concernent la déformation tectonique, a la suite de laquelle nous retrouvons, plissés, faillées ou étirées, des couches dont nous savons par ailleurs qu'elles se sont déposées horizontales.
La difficulté, pour reconstituer ces déformations, c'est que nous ne les voyons pas se produire aujourd'hui, non parce qu'il ne s'en produirait plus, mais parce que c'est un phénomène profond, et surtout si lent, qu'il serait sans doute indiscernable.
La sédimentelogue peut étudier, sur le terrain, le transport et le dépôt des sediments, par les fleuves ou par la mer, et il postule que les " causes actuelles " ou effectives, qu'il a pu mettre en évidence, ont joue dans le passe. Le tectonicien partage avec d'autres spécialistes, comme le pétrographe, le handicap de ne pouvoir observer, dans la nature actuelle, les phénomènes dont il s'efforce de reconstituer le jeu dans le passe, et ceci pour les mêmes raisons.
A défaut de pouvoir observer directement le déroulement des phénomènes actuels, nous pouvons rechercher les lois auxquelles ils sont soumis, dans la mesure ou ce sont des lois générales et permanentes qui régissent les propriétés de la matière, qui relèvent de la formulation logique et cohérente que les anglais appellent " Natural Philosophy ", et dont les aspects élémentaires peuvent être étudiés au laboratoire. C'est ainsi que le pétrographe fait appel aux lois de la chimie, et cherche a déterminer au laboratoire les conditions dans lesquelles peut apparaitre tel minéral.
L'étude des déformations subies par les roches au cours des phénomènes tectoniques, et des structures qui en résultent, a passe - et repasse a nouveau dans chaque cas d'application particulière - par plusieurs stades successifs. Le premier est l'étude géométrique des formes actuelles, le levé, qui s'applique sur l'étude des affleurements, c'est-a-dire de l'intersection de la masse rocheuse avec la surface topographique déterminée par l'érosion, surface souvent très accidentée en montagne, qui n'est pas du tout aléatoire, mais au contraire tres fortement corrélée avec la disposition des masses rocheuses, selon des lois que la géomorphologie s'efforce de formuler, et que le géologue de terrain doit bien connaitre. Les observations sur les affleurements sont parfois complétées par quelques sondages, ou par des mesures géophysiques, qui ne permettent guère que de lever certaines ambiguités, ou choisir entre deux interprétations.
Déterminer, en volume, la forme de masses rocheuses, connaissant leur intersection par une surface, est évidemment un problème trés sous-détermine. Si on peut l'aborder, c'est d'abord par analogie : nous disposons d'un catalogue de formes antérieurement décrites, plis, failles, etc., dans lequel nous pouvons choisir ce qui rend le mieux compte de nos observations. |
Etude mécanique des déformations géologiques [texte imprimé] / Goguel, Jean, Auteur . - BRGM, 1983 . - 193 p. ; 24 cm. ISBN : 978-2-7159-0016-5 Langues : Français ( fre)
| Index. décimale : |
551 Géologie, météorologie, hydrologie générale |
| Résumé : |
La méthode générale de la géologie consiste a reconstituer l'histoire du déroulement des phénomènes qui ont produit ou modifie les masses rocheuses, de manière a éclairer leur distribution et leurs propriétés actuelles. Cette reconstitution historique exige de connaitre les lois qui régissent les phénomènes invoques, d'ou le développement d'un certain nombre de disciplines annexes. Par exemple, on ne peut pas étudier des roches sédimentaires sans savoir comment se déposent les sédiments, ce qui est l'objet de la sédimentologie.
Les phénomènes auxquels nous nous intéressons ici concernent la déformation tectonique, a la suite de laquelle nous retrouvons, plissés, faillées ou étirées, des couches dont nous savons par ailleurs qu'elles se sont déposées horizontales.
La difficulté, pour reconstituer ces déformations, c'est que nous ne les voyons pas se produire aujourd'hui, non parce qu'il ne s'en produirait plus, mais parce que c'est un phénomène profond, et surtout si lent, qu'il serait sans doute indiscernable.
La sédimentelogue peut étudier, sur le terrain, le transport et le dépôt des sediments, par les fleuves ou par la mer, et il postule que les " causes actuelles " ou effectives, qu'il a pu mettre en évidence, ont joue dans le passe. Le tectonicien partage avec d'autres spécialistes, comme le pétrographe, le handicap de ne pouvoir observer, dans la nature actuelle, les phénomènes dont il s'efforce de reconstituer le jeu dans le passe, et ceci pour les mêmes raisons.
A défaut de pouvoir observer directement le déroulement des phénomènes actuels, nous pouvons rechercher les lois auxquelles ils sont soumis, dans la mesure ou ce sont des lois générales et permanentes qui régissent les propriétés de la matière, qui relèvent de la formulation logique et cohérente que les anglais appellent " Natural Philosophy ", et dont les aspects élémentaires peuvent être étudiés au laboratoire. C'est ainsi que le pétrographe fait appel aux lois de la chimie, et cherche a déterminer au laboratoire les conditions dans lesquelles peut apparaitre tel minéral.
L'étude des déformations subies par les roches au cours des phénomènes tectoniques, et des structures qui en résultent, a passe - et repasse a nouveau dans chaque cas d'application particulière - par plusieurs stades successifs. Le premier est l'étude géométrique des formes actuelles, le levé, qui s'applique sur l'étude des affleurements, c'est-a-dire de l'intersection de la masse rocheuse avec la surface topographique déterminée par l'érosion, surface souvent très accidentée en montagne, qui n'est pas du tout aléatoire, mais au contraire tres fortement corrélée avec la disposition des masses rocheuses, selon des lois que la géomorphologie s'efforce de formuler, et que le géologue de terrain doit bien connaitre. Les observations sur les affleurements sont parfois complétées par quelques sondages, ou par des mesures géophysiques, qui ne permettent guère que de lever certaines ambiguités, ou choisir entre deux interprétations.
Déterminer, en volume, la forme de masses rocheuses, connaissant leur intersection par une surface, est évidemment un problème trés sous-détermine. Si on peut l'aborder, c'est d'abord par analogie : nous disposons d'un catalogue de formes antérieurement décrites, plis, failles, etc., dans lequel nous pouvons choisir ce qui rend le mieux compte de nos observations. |
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