| Titre : |
Métaux lourds en mers d'Europe : mer adriatique (tome 5) |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
J. Aubert, Auteur |
| Editeur : |
R.I.O.M |
| Année de publication : |
1988 |
| Importance : |
205 p. |
| Format : |
22 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Index. décimale : |
669 Métallurgie : classer ici les ouvrages d'ensemble sur les métaux |
| Résumé : |
Cette campagne océanographique a été particulièrement riche en résultats scientifiques. Les spécialistes de chaque discipline trouveront dans l'analyse des tableaux et l'examen des schémas cartographiques, non seulement des données nombreuses concernant l'hydrochimie de la mer Adriatique mais également des informations d'ordre plus général concernant l'hydrobiologie. C'est pourquoi il est apparu souhaitable de présenter d'une manière détaillée l'ensemble des résultats acquis dans un seul ouvrage qui s'intégre dans la collection "métaux lourds dans les mers d'Europe" que publie le C.E.R.B.O.M. et qui relate les campagnes réalisées par ce centre de recherche à bord de ses propres navires. En effet, ces campagnes conduites par Maurice Aubert depuis une quinzaine d'années, se sont étendues de la mer du Nord jusqu'à la mer Egée comme le montre la carte figurant au dos de cet ouvrage. La mer Adriatique n'avait été que très partiellement explorée. La présente publication vient combler cette lacune.
Quelques réflexions générales peuvent être faites au vu des résultats acquis dans cette mer.
D'abord des sources de pollutions tant pour les métaux lourds que pour les autres minéraux, sont liées aux grands fleuves comme le Pô ou l'Adige qui se jettent dans le bassin septentrional mais aussi aux ports-canaux qui drainent des lagunes côtières. Il en est de même pour les substances organiques. Et l'abondance planctonique,que signalent les numérations cellulaires et les dosages de chlorophylle, se retrouve de ce fait plus marquée le long de la côte de la Province d'Emilie-Romagre . Il n'est donc pas étonnant que cette zone marine soit presque chaque été le siège de phénomène d'eutrophisation avec apparition "d'eaux rouges".
Cependant nos analyses planctoniques n'ont pas montré l'existence d'espèces réputées toxiques pour les consommateurs de produits marins.
Il est à noter qu'autour du massif calcaire du Gargano qui se situe au centre de la péninsule italienne, et qui contient des gisements de bauxite, on trouve des taux également élevés, non seulement d'Aluminium mais aussi de divers autres éléments métalliques ainsi que d'autres minéraux. Il est possible que ce massif karstique en soit riche et que l'apport terrigène se manifeste dans les eaux marines par les résurgences (les taux relativement bas des salinités dans cette zone pourraient étàyer cette hypothèse).
En ce qui concerne les taux de métaux lourds ou toxiques dans l'ensemble de cette mer, ils n'apparaissent pas plus élevés que dans les eaux côtières d'autres zones méditerranéenne telle que la mer Tyrrhenienne, la mer Ligure ou le Golfe du Lion.
Néanmoins ces données métalliques recueillies dans l'eau sont à rapprocher de celles obtenues pour les taux de mercure mesurés dans des poissons péchés sur les côtes Adriatique lors d'une campagne précédente (1971). Ces taux étaient relativement élevés puisqu'ils se situaient entre 0,06 ppm et 1,97 ppm de methyl mercure mais ils n'excédaient pas ceux trouvés en moyenne dans les zones méditerranéennes précédemment citées. D'ailleurs l'enquête sanitaire effectuée à ce moment, n'avait pas montré de phénomènes pathologiques liés à ce type d'intoxication.
Une nette différence de transparence des eaux se manifeste entre les eaux côtières et celles du large. Les mesures particulaires le montrent mais également les mesures de profondeur de la disparition du disque de Secchi. A ce propos une remarque s'impose : Si il existe une très bonne corrélation; profondeur de disparition du disque - facteur de transparence de l'eau donné par la sonde C.T.D. ( r va de + 0,865 à + 0,998 selon les zones de transparence dans l'approximation exponentielle ou en fonction de puissance), il existe aussi une corrélation certaine entre la profondeur de disparition du disque de Secchi et la hauteur du soleil mesurée au sextant simultanément (r = + 0,536 pour l'ensemnble des stations avec des hauteurs solaires de 15° à 75° et r = + 0,747 pour les stations ou la hauteur solaire va de 30° à 75° dans l'approximation linéaire).
Il existe également une corrélation entre la profondeur de disparition du disque de Secchi et l'état de la surface de la mer caractérisé par la hauteur des vagues. Ce sont les petites vagues qui gênent le plus la visibilité du disque et il existe ainsi une corrélation positive très nette (.r = + 0,79) dans l'approximation linéaire, d'autant plus qu'il existe aussi une corrélation positive entre la hauteur des vagues et la hauteur du soleil (question de turbulence) ( r = + 0,713 dans l'approximation linéaire pour les hauteurs du soleil de 15° à 75°, r = +Q .855 pour les hauteurs du soleil de 30° à 75°). La méthode classique d'appréciation de la transparence de l'eau par l'utilisation du disque de Secchi est donc beaucoup moins fiable que l'on veut bien l'admettre. Mais des méthodes de correction des résultats pourraient être envisageables en tenant compte de ces divers paramètres.
En conclusion, nous voudrions soulig |
Métaux lourds en mers d'Europe : mer adriatique (tome 5) [texte imprimé] / J. Aubert, Auteur . - R.I.O.M, 1988 . - 205 p. ; 22 cm. Langues : Français ( fre)
| Index. décimale : |
669 Métallurgie : classer ici les ouvrages d'ensemble sur les métaux |
| Résumé : |
Cette campagne océanographique a été particulièrement riche en résultats scientifiques. Les spécialistes de chaque discipline trouveront dans l'analyse des tableaux et l'examen des schémas cartographiques, non seulement des données nombreuses concernant l'hydrochimie de la mer Adriatique mais également des informations d'ordre plus général concernant l'hydrobiologie. C'est pourquoi il est apparu souhaitable de présenter d'une manière détaillée l'ensemble des résultats acquis dans un seul ouvrage qui s'intégre dans la collection "métaux lourds dans les mers d'Europe" que publie le C.E.R.B.O.M. et qui relate les campagnes réalisées par ce centre de recherche à bord de ses propres navires. En effet, ces campagnes conduites par Maurice Aubert depuis une quinzaine d'années, se sont étendues de la mer du Nord jusqu'à la mer Egée comme le montre la carte figurant au dos de cet ouvrage. La mer Adriatique n'avait été que très partiellement explorée. La présente publication vient combler cette lacune.
Quelques réflexions générales peuvent être faites au vu des résultats acquis dans cette mer.
D'abord des sources de pollutions tant pour les métaux lourds que pour les autres minéraux, sont liées aux grands fleuves comme le Pô ou l'Adige qui se jettent dans le bassin septentrional mais aussi aux ports-canaux qui drainent des lagunes côtières. Il en est de même pour les substances organiques. Et l'abondance planctonique,que signalent les numérations cellulaires et les dosages de chlorophylle, se retrouve de ce fait plus marquée le long de la côte de la Province d'Emilie-Romagre . Il n'est donc pas étonnant que cette zone marine soit presque chaque été le siège de phénomène d'eutrophisation avec apparition "d'eaux rouges".
Cependant nos analyses planctoniques n'ont pas montré l'existence d'espèces réputées toxiques pour les consommateurs de produits marins.
Il est à noter qu'autour du massif calcaire du Gargano qui se situe au centre de la péninsule italienne, et qui contient des gisements de bauxite, on trouve des taux également élevés, non seulement d'Aluminium mais aussi de divers autres éléments métalliques ainsi que d'autres minéraux. Il est possible que ce massif karstique en soit riche et que l'apport terrigène se manifeste dans les eaux marines par les résurgences (les taux relativement bas des salinités dans cette zone pourraient étàyer cette hypothèse).
En ce qui concerne les taux de métaux lourds ou toxiques dans l'ensemble de cette mer, ils n'apparaissent pas plus élevés que dans les eaux côtières d'autres zones méditerranéenne telle que la mer Tyrrhenienne, la mer Ligure ou le Golfe du Lion.
Néanmoins ces données métalliques recueillies dans l'eau sont à rapprocher de celles obtenues pour les taux de mercure mesurés dans des poissons péchés sur les côtes Adriatique lors d'une campagne précédente (1971). Ces taux étaient relativement élevés puisqu'ils se situaient entre 0,06 ppm et 1,97 ppm de methyl mercure mais ils n'excédaient pas ceux trouvés en moyenne dans les zones méditerranéennes précédemment citées. D'ailleurs l'enquête sanitaire effectuée à ce moment, n'avait pas montré de phénomènes pathologiques liés à ce type d'intoxication.
Une nette différence de transparence des eaux se manifeste entre les eaux côtières et celles du large. Les mesures particulaires le montrent mais également les mesures de profondeur de la disparition du disque de Secchi. A ce propos une remarque s'impose : Si il existe une très bonne corrélation; profondeur de disparition du disque - facteur de transparence de l'eau donné par la sonde C.T.D. ( r va de + 0,865 à + 0,998 selon les zones de transparence dans l'approximation exponentielle ou en fonction de puissance), il existe aussi une corrélation certaine entre la profondeur de disparition du disque de Secchi et la hauteur du soleil mesurée au sextant simultanément (r = + 0,536 pour l'ensemnble des stations avec des hauteurs solaires de 15° à 75° et r = + 0,747 pour les stations ou la hauteur solaire va de 30° à 75° dans l'approximation linéaire).
Il existe également une corrélation entre la profondeur de disparition du disque de Secchi et l'état de la surface de la mer caractérisé par la hauteur des vagues. Ce sont les petites vagues qui gênent le plus la visibilité du disque et il existe ainsi une corrélation positive très nette (.r = + 0,79) dans l'approximation linéaire, d'autant plus qu'il existe aussi une corrélation positive entre la hauteur des vagues et la hauteur du soleil (question de turbulence) ( r = + 0,713 dans l'approximation linéaire pour les hauteurs du soleil de 15° à 75°, r = +Q .855 pour les hauteurs du soleil de 30° à 75°). La méthode classique d'appréciation de la transparence de l'eau par l'utilisation du disque de Secchi est donc beaucoup moins fiable que l'on veut bien l'admettre. Mais des méthodes de correction des résultats pourraient être envisageables en tenant compte de ces divers paramètres.
En conclusion, nous voudrions soulig |
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