| Titre : |
Les biologistes vont-ils prendre le pouvoir? : la sociobiologie en question: le contexte et l'enjeu |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Tuillier, Pierre, Auteur |
| Editeur : |
Complexe |
| Année de publication : |
1981 |
| Importance : |
334 p. |
| Format : |
20 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-87027-066-0 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Index. décimale : |
570 Sciences de la vie. Biologie |
| Résumé : |
Faut-il confier aux biologistes le soin de diriger l'humanité ?
Naguère encore, on aurait pu croire que cette question relevait de la science-fiction.
A l'heure actuelle, l'entomologiste américain Edward O. Wilson conçoit la «sociobiologie» comme une vaste doctrine capable d'expliquer l'ensemble des comportements humains. Selon lui, il est aujourd'hui possible de rendre compte de l'évolution des sociétés humaines à l'aide des mêmes hypothèses qui lui ont permis d'étudier les sociétés d'insectes. Mieux encore, il estime que les sociobiologistes sont seuls capables de définir les normes de l'action morale et de l'action politique. Avec lui, les sociobiologistes se présentent explicitement comme «les nouveaux moralistes». Les sociétés modernes, affirme Wilson, doivent être planifiées et ce sont les sociobiologistes qui doivent déterminer «la trajectoire historique» la meilleure.
On est en droit de s'interroger sur la signification de ces discours zoo-anthropologiques, bio-éthiques et bio-politiques : est-il vrai que la biologie soit la clé de la nature humaine et, dans l'affirmative cela donne-t-il le droit aux biologistes de dicter à l'humanité ses normes morales ?
Avant d'examiner dans un prochain volume ce que valent les discours sociobiologiques d'un point de vue épistémologique, l'auteur nous invite ici à explorer les arrière-plans culturels et les implications sociales de cette science new-look. Car les hypothèses et les thèses de Wilson, de Dawkins et de Barash ne sont pas neutres : elles reposent sur des choix philosophiques discutables et incarnent une idéologie particulière. On y retrouve les grands thèmes anti-égalitaristes et anti-démocratiques chers à certains «savants» du XIXème siècle. |
Les biologistes vont-ils prendre le pouvoir? : la sociobiologie en question: le contexte et l'enjeu [texte imprimé] / Tuillier, Pierre, Auteur . - Complexe, 1981 . - 334 p. ; 20 cm. ISBN : 978-2-87027-066-0 Langues : Français ( fre)
| Index. décimale : |
570 Sciences de la vie. Biologie |
| Résumé : |
Faut-il confier aux biologistes le soin de diriger l'humanité ?
Naguère encore, on aurait pu croire que cette question relevait de la science-fiction.
A l'heure actuelle, l'entomologiste américain Edward O. Wilson conçoit la «sociobiologie» comme une vaste doctrine capable d'expliquer l'ensemble des comportements humains. Selon lui, il est aujourd'hui possible de rendre compte de l'évolution des sociétés humaines à l'aide des mêmes hypothèses qui lui ont permis d'étudier les sociétés d'insectes. Mieux encore, il estime que les sociobiologistes sont seuls capables de définir les normes de l'action morale et de l'action politique. Avec lui, les sociobiologistes se présentent explicitement comme «les nouveaux moralistes». Les sociétés modernes, affirme Wilson, doivent être planifiées et ce sont les sociobiologistes qui doivent déterminer «la trajectoire historique» la meilleure.
On est en droit de s'interroger sur la signification de ces discours zoo-anthropologiques, bio-éthiques et bio-politiques : est-il vrai que la biologie soit la clé de la nature humaine et, dans l'affirmative cela donne-t-il le droit aux biologistes de dicter à l'humanité ses normes morales ?
Avant d'examiner dans un prochain volume ce que valent les discours sociobiologiques d'un point de vue épistémologique, l'auteur nous invite ici à explorer les arrière-plans culturels et les implications sociales de cette science new-look. Car les hypothèses et les thèses de Wilson, de Dawkins et de Barash ne sont pas neutres : elles reposent sur des choix philosophiques discutables et incarnent une idéologie particulière. On y retrouve les grands thèmes anti-égalitaristes et anti-démocratiques chers à certains «savants» du XIXème siècle. |
|
 |