| Titre : |
Traité de zoologie : anatomie, systématique, biologie ciliés (tome 2, fascicule 1) |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Grassé, Pierre-P., Auteur |
| Editeur : |
Masson |
| Année de publication : |
1984 |
| Importance : |
813 p. |
| Format : |
25 cm. |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-225-65263-9 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Index. décimale : |
579 Micro-organismes, champignons, algues : classer ici les thallophytes |
| Résumé : |
L'organisation des Protozoaires en général, et des Ciliés en particulier, permet la réalisation d'organites cellulaires structuralement et fonctionnelle-ment différenciés dans un sens comparable à celui de certains organes des Métazoaires. Mais les dits organites se différencient, chez les Protozoaires, à partir des seuls constituants protoplasmiques d'une cellule, tandis que la morphogenèse des organes relève, chez les Métazoaires, des processus complexes de multiplication puis de différenciation des cellules embryonnaires comme de leur assemblage suivant les modes histiotypique et organotypique. Il résulte de ce fait que les possibilités d'accroissement de masses sont limitées, pour un organisme unicellulaire, par les propriétés physico-chimiques de sa masse protoplasmique indivise, d'où la petite taille des individus, ordinairement inférieure au millimètre. Par contre, la multicellularité de l'organisme confère à celui-ci, chez les Métazoaires, une meilleure résistance aux contraintes extérieures et lui permet d'atteindre, avec une taille beaucoup plus grande, un degré de complexité organique beaucoup plus élevé.
On notera, d'autre part, que la complexité structurale atteinte par des organismes unicellulaires ne s'oppose pas au groupement éventuel des individus en ensembles coloniaux, mais ne favorise pas l'intégration de ces individus dans une unité organique d'ordre supérieur. En conséquence, les Protozoaires les plus hautement structurés restent prisonniers de leur unicellularité, et leurs possibilités évolutives ne dépassent pas un certain niveau d'organisation.
En ce qui concerne les Ciliés, on notera que leur structure comporte de remarquables possibilités diversificatrices ; dans la mesure où les données de la morphologie comparée autorisent à supputer des relations phylogénétiques, on peut admettre que, chez eux, la diversification des formes de rang ordinal, générique ou spécifique s'est effectuée au cours d'une évolution buissonnante caractérisée par un large étalement de courts et nombreux rameaux, avec quelques lignées orthogénétiques rapidement limitées. Cette évolution buissonnante a réalisé un ensemble homogène, dense, touffus, comportant plus de 6 000 espèces groupées dans près d'un millier de genres. En complétant les données de la morphologie comparée, la connaissance des ultrastructures a réduit le nombre et l'importance des discontinuités présentées par cet ensemble, mais les affinités parentales de certains taxons, appartenant à différents niveaux, restent encore incertaines ou indéterminées, comme on le verra plus loin. |
Traité de zoologie : anatomie, systématique, biologie ciliés (tome 2, fascicule 1) [texte imprimé] / Grassé, Pierre-P., Auteur . - Masson, 1984 . - 813 p. ; 25 cm. ISBN : 978-2-225-65263-9 Langues : Français ( fre)
| Index. décimale : |
579 Micro-organismes, champignons, algues : classer ici les thallophytes |
| Résumé : |
L'organisation des Protozoaires en général, et des Ciliés en particulier, permet la réalisation d'organites cellulaires structuralement et fonctionnelle-ment différenciés dans un sens comparable à celui de certains organes des Métazoaires. Mais les dits organites se différencient, chez les Protozoaires, à partir des seuls constituants protoplasmiques d'une cellule, tandis que la morphogenèse des organes relève, chez les Métazoaires, des processus complexes de multiplication puis de différenciation des cellules embryonnaires comme de leur assemblage suivant les modes histiotypique et organotypique. Il résulte de ce fait que les possibilités d'accroissement de masses sont limitées, pour un organisme unicellulaire, par les propriétés physico-chimiques de sa masse protoplasmique indivise, d'où la petite taille des individus, ordinairement inférieure au millimètre. Par contre, la multicellularité de l'organisme confère à celui-ci, chez les Métazoaires, une meilleure résistance aux contraintes extérieures et lui permet d'atteindre, avec une taille beaucoup plus grande, un degré de complexité organique beaucoup plus élevé.
On notera, d'autre part, que la complexité structurale atteinte par des organismes unicellulaires ne s'oppose pas au groupement éventuel des individus en ensembles coloniaux, mais ne favorise pas l'intégration de ces individus dans une unité organique d'ordre supérieur. En conséquence, les Protozoaires les plus hautement structurés restent prisonniers de leur unicellularité, et leurs possibilités évolutives ne dépassent pas un certain niveau d'organisation.
En ce qui concerne les Ciliés, on notera que leur structure comporte de remarquables possibilités diversificatrices ; dans la mesure où les données de la morphologie comparée autorisent à supputer des relations phylogénétiques, on peut admettre que, chez eux, la diversification des formes de rang ordinal, générique ou spécifique s'est effectuée au cours d'une évolution buissonnante caractérisée par un large étalement de courts et nombreux rameaux, avec quelques lignées orthogénétiques rapidement limitées. Cette évolution buissonnante a réalisé un ensemble homogène, dense, touffus, comportant plus de 6 000 espèces groupées dans près d'un millier de genres. En complétant les données de la morphologie comparée, la connaissance des ultrastructures a réduit le nombre et l'importance des discontinuités présentées par cet ensemble, mais les affinités parentales de certains taxons, appartenant à différents niveaux, restent encore incertaines ou indéterminées, comme on le verra plus loin. |
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